Titre de l'article
KARL MARX ET LA PROBLÉMATIQUE DE LA BONNE GOUVERNANCE EN AFRIQUE
Auteur.e.s
Konan Chekinaël KONAN
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Résumé de l'article
RESUMÉ :
La pensée marxiste constitue un cadre critique pertinent pour appréhender les défis de la bonne
gouvernance en Afrique. Elle met en lumière les tensions structurelles entre élites et masses
populaires ainsi que la persistance des inégalités économiques. Marx dénonçait déjà l’incapacité
des États à assurer une redistribution équitable des richesses et à réformer en profondeur les
structures de pouvoir. Si plusieurs intellectuels et mouvements africains se sont réappropriés ses
réflexions sur la corruption, l’injustice sociale ou encore la fragilité démocratique, l’application
directe de ses concepts aux réalités africaines demeure originale et nécessite une adaptation aux
contextes locaux. La problématique centrale de cette étude est d’évaluer dans quelle mesure des
notions marxistes telles que la lutte des classes, l’exploitation ou les rapports de pouvoir permettent
d’analyser de façon critique la gouvernance des États africains contemporains. L’hypothèse sous-
jacente est que ces outils théoriques éclairent les dynamiques actuelles de gouvernance, notamment
dans des contextes marqués par l’autoritarisme, la corruption et les inégalités sociales. Cette
approche propose ainsi une lecture renouvelée des enjeux de la gouvernance africaine, en intégrant
les spécificités historiques, culturelles et économiques locales, tout en prenant en compte l’impact
du néolibéralisme mondial. Les questions de pouvoir, de redistribution des ressources et de conflits
sociaux, formulées dans la tradition marxiste, enrichissent les débats contemporains et permettent
d’interroger les fondements mêmes des systèmes politiques africains.
Mots clés : Bonne gouvernance- - économie- Inégalités- justice sociale- néolibéralisme.
Marxist thought offers a particularly useful critical framework for understanding the challenges of
good governance in Africa. It highlights the structural tensions between elites and the popular
masses, as well as the persistence of economic inequalities. Marx emphasized the failure of many
states to implement equitable redistribution policies and to reform power structures in a meaningful
way. Various African intellectuals and political movements have taken up his reflections on
corruption, social injustice, democratic fragility, and economic domination. However, the direct
application of his concepts to African institutions remains original and requires adaptation to local
contexts. The central question of this study is to determine to what extent Marxist concepts—such
as class struggle, exploitation, and power structures—can be used to critically analyze the
governance of contemporary African states. The underlying hypothesis is that Marxist thought
provides relevant theoretical tools for understanding governance dynamics on the continent,
particularly in contexts marked by authoritarianism, corruption, and deep social inequalities. This
critical approach therefore proposes a renewed interpretation of governance issues in Africa, taking
into account both local historical and economic specificities, and the impact of global
neoliberalism. Questions of power, resource redistribution, and social conflict, as formulated in the
Marxist tradition, enrich current debates on governance and help interrogate the foundations of
African political systems.
Keywords: good governance – economy – inequalities – social justice – neoliberalism.
