Titre de l'article
LES PRÉDISPOSITIONS À LA BONNE GOUVERNANCE DES ENTITÉS AFRICAINES : VERS UN MODÈLE DE LÉGITIMITÉ PAR L’APPROCHE DES PARTIES PRENANTES
Auteur.e.s
SOULEYMANOU Kadouamai
.
Résumé de l'article
Cet article analyse les indices1 des prédispositions à adopter un modèle de la bonne
gouvernance susceptible d’intérêt en contexte africain qui s’est particulièrement accentué au
fur et à mesure que la mauvaise / la mal gouvernance met les parties prenantes des entités à
l’épreuve de légitimité de la gouvernance. Cependant, la littérature ne s’intéresse qu’assez peu
à l’analyse de ces indices. Le contenu des Rapports sur l’Observation des Normes et Codes
(RONC) des cinquante-quatre (54) pays africains édités sur un quart de siècle (de 2000 à
2024) par des organismes internationaux2 est analysé afin de concevoir un modèle de la bonne
gouvernance pour mieux assurer les aptitudes managériales à rendre légitimement compte aux
parties prenantes. Plus précisément, nos résultats révèlent d’abord des
illustrations
descriptives des attitudes des entités à l’épreuve des mauvaises et des bonnes pratiques de
gouvernance. Ensuite, ils reprécisent l’apport de la théorie des parties prenantes à la légitimité
de bonne gouvernance. Enfin, ils apportent empiriquement une contribution originale aux
enjeux économiques, sociaux et environnementaux des prédispositions des entités africaines
analysés.
Mots-clés : bonne gouvernance, entités africaines, rapports, légitimité, parties prenantes
Abstract
This article analyzes the indices of predisposition to adopt a model of good governance likely
to be of interest in the African context, which has become particularly accentuated as bad
governance puts the stakeholders of entities to the test of governance legitimacy. However,
the literature shows little interest in analyzing these indices. The content of the Reports on the
Observance of Standards and Codes (ROSCs) of fifty-four (54) African countries published
over a quarter-century (from 2000 to 2024) by international organizations is analyzed in
order to design a model of good governance to better ensure managerial abilities to
legitimately account to stakeholders. More specifically, our results first reveal descriptive
illustrations of entities' attitudes to the test of bad and good governance practices. Secondly,
they clarify the contribution of stakeholder theory to the legitimacy of good governance.
Finally, they make an original empirical contribution to the economic, social and
environmental stakes of the predispositions of the African entities analyzed.
Keywords: good governance, African entities, relationships, legitimacy, stakeholders
