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Résumé de l'article
Cette étude analyse les conséquences socio-spatiales du déguerpissement des populations dans le quartier de Gonzagueville (Port-Bouët). Sur la base d’une enquête quantitative et qualitative, avec la mobilisation de l’observation directe et des entretiens semi-directifs comme technique d’enquête, l’étude met en exergue les bouleversements de l’équilibre des ménages consécutifs à la démolition de l’habitat précaire. Les résultats, articulés autour de trois axes, révèlent d’abord que la pression foncière transforme les profils sociodémographiques et fragilise les rapports sociaux de proximité. Ensuite, l’étude met en évidence une reconfiguration spatiale marquée par l’émergence de nouveaux territoires de la déviance, notamment la prolifération des fumoirs comme espaces de survie. Enfin, les données démontrent les incidences critiques de cette précarité sur l’effondrement de l’autorité parentale et la déstructuration du champ familial. En conclusion, cette recherche illustre que la rupture des ancrages territoriaux agit comme un vecteur de vulnérabilité sociale. Elle recommande l’intégration impérative des réseaux de solidarité dans les politiques d’aménagement pour endiguer l’incertitude sociale des populations.
