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Résumé de l'article
Les sociétés traditionnelles actuelles en Côte d’Ivoire, à l’ère des technologies de l’information et de la communication, connaissent une reconfiguration profonde dans les modes de transmission des savoirs traditionnels. Sans faux-fuyants, plusieurs peuples ivoiriens connaissent une profonde métamorphose dans leurs modes de transmission des savoirs endogènes. Le conte, forme majeure de la littérature orale, se trouve désormais pris dans une dynamique de transformation liée à la mutation des espaces, des temporalités et des supports de narration. Le conte se trouve, de ce fait, à l’épreuve de l’innovation technologique. Toutefois, loin de vouloir disparaître, il se reconfigure à travers de nouveaux dispositifs médiatiques. Cela témoigne que le conte à cette remarquable capacité d’adaptation et de résistance d’où sa résilience. À partir d’une approche qualitative articulant analyse sémiotique, anthropologique et intermédiale, fondée sur un corpus de contes djimini collectés à Kenguemougousso (Dabakala), l’étude met en évidence une dynamique de résilience reposant sur la permanence des structures narratives et des valeurs, malgré la transformation des supports de diffusion. L’intégration de données statistiques relatives aux usages numériques en Afrique permet de montrer que le conte ne disparaît pas, mais se reconfigure dans de nouveaux espaces médiatiques.
