Titre de l'article
Auteur.e.s
Résumé de l'article
Classé parc national en 1968, le Mont Péko avait pour objectif la protection de la biodiversité de l’Ouest ivoirien. Toutefois, la crise militaro-politique de 2002 a favorisé son occupation illégale par des migrants, majoritairement burkinabè, dirigés par Amadé Ouérémi. Le parc est devenu un espace d’exploitation cacaoyère structuré par des logiques de prédation foncière, de clientélisme et de violence. En 2013, sous la pression des partenaires internationaux, l’État ivoirien a engagé un processus de déguerpissement. Cette étude, fondée sur des enquêtes qualitatives menées dans les zones riveraines (2018-2021), explore les stratégies d’occupation, les tensions liées à l’exfiltration et les perceptions différenciées des acteurs (autochtones, allochtones, ONG, État). Les résultats révèlent les limites d’une politique de conservation fondée sur la seule contrainte coercitive, sans accompagnement social ni prise en compte des dynamiques locales. L’étude plaide pour une gouvernance environnementale plus inclusive, articulant enjeux Écologiques, justice foncière et cohésion sociale.
