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Résumé de l'article
La prolifération de réseaux d’organisations de la société civile (OSC) au Sénégal témoigne d’une volonté de combiner actions opérationnelles et ambition d’influer sur le cadre stratégique et institutionnel. Toutefois, la plupart des OSC oscillent entre option de contre- pouvoir et celle de partenaire contributif. C’est pourquoi, l’objet de cette réflexion est d’analyser la capacité/ volonté des OSC, à travers le cas de la plateforme des OSC pour l’eau et l’assainissement du Sénégal, à se positionner comme partie prenante du processus de formulation, de mise en œuvre et de suivi- évaluation des politiques publiques. Valorisant une approche combinant action publique et sociologie des mouvements sociaux, la méthodologie s’appuie sur des entretiens semi structurés, un groupe focus, une fiche technique de caractérisation de la capacité d’influence basé sur dix-sept variables d’analyse. Les résultats renseignent sur le fait que malgré ses résultats opérationnels que justifie une reconnaissance nationale et internationale, la portée de ses propositions, son capital d’expertise et d’expérience, la POSCEAS n’arrive pas encore à exercer une influence décisive sur les réformes et politiques du secteur de l’eau et de l’assainissement. Du fait du faible degré d’ouverture de l’État, de la fragilité de sa gouvernance organisationnelle, mais surtout de son option de partenaire contributif, son influence se lit plutôt à travers les interstices de l’action publique encore largement contrôlée par des pouvoirs publics peu flexibles à incorporer les registres d’autres parties prenantes.
